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Playtester un deck Commander en ligne

Pour playtester un deck Commander en ligne, collez le lien d'un deck Moxfield public, ou la liste elle-même, dans le playtester solo de Lotus Vault : votre commandant part en zone de commandement, votre bibliothèque est mélangée et vous piochez sept cartes, à une table de quatre places. Tout se passe dans le navigateur, c'est gratuit et sans compte. Ce que vous y faites s'appelle le goldfishing : jouer le deck sans personne en face, pour voir comment il démarre, comment il se développe et si son mana tient la route.

Ce guide a été entièrement rédigé par une IA, à partir du code de Lotus Vault et des sources officielles citées en fin de page.

Le goldfishing, et ce qu'il vous apprend

Le goldfishing est la façon la plus élémentaire de tester un deck de Magic. Un article publié en 2010 sur le site de Wizards of the Coast le décrit comme un test « contre un adversaire sans défense », et le nom dit le reste : comme un poisson rouge (goldfish en anglais), c'est un adversaire qui ne fait rien, si bien que « tout ce que vous avez à faire, c'est infliger 20 blessures le plus vite possible ». En Commander la barre est plus haute — le playtester installe chaque joueur à 40 points de vie — mais le principe ne change pas : retirer de l'équation les décisions des adversaires et regarder votre propre deck tourner.

Il vous dit si le deck fonctionne, tout simplement : à quelle vitesse il se met en route, si la courbe vous permet de dépenser votre mana à chaque tour, si les terrains arrivent en nombre suffisant et dans les bonnes couleurs. Il ne vous dit pas comment le deck s'en sort dans une vraie partie, où trois adversaires détruisent vos menaces, contrent vos sorts et font la course avec vous.

Les sites de decks ont leurs propres outils. Le mode playtest de Moxfield distribue des mains de départ et fait piocher, pour repérer les problèmes de mana et de courbe avant une vraie partie. Le playtester d'Archidekt a un simulateur d'interaction optionnel, où un adversaire hypothétique peut attaquer, détruire ou contrer quelque chose à la fin de vos tours — sans prétendre, précise Archidekt, reproduire une vraie partie. Le playtester solo de Lotus Vault, lui, distribue le deck entier sur une table Commander complète.

Le playtester solo, étape par étape

Tout se passe sur la page Playtest, et une partie est distribuée en quelques secondes.

  1. Importer. Ouvrez la fenêtre d'import et donnez-lui l'URL d'un deck Moxfield public, ou collez la liste en texte, une carte par ligne : « 1 Sol Ring », « 1x Arcane Signet », ou une ligne d'export avec l'édition et le numéro de collection, comme « 1 Command Tower (BLC) 130 ». Les liens Archidekt ne sont pas acceptés ici ; exportez la liste en texte et collez-la.
  2. Choisir le commandant. Ajoutez *CMDR* à la fin de sa ligne, ou laissez le playtester le trouver. Quand la liste ne le précise pas et que plusieurs cartes pourraient mener le deck, il vous montre les candidats, sa meilleure hypothèse déjà sélectionnée, et vous confirmez.
  3. Distribuer. Votre commandant part en zone de commandement, votre bibliothèque est mélangée et vous piochez sept cartes. Vous commencez à 40 points de vie et jouez le premier tour, sans pioche à ce tour-là.
  4. Mulliganer. Avant votre premier tour, prenez autant de mulligans que nécessaire. Chacun remélange votre main dans la bibliothèque et vous redonne sept nouvelles cartes.
  5. Jouer. Piochez, jouez terrains et sorts, engagez et dégagez, posez des marqueurs sur les permanents, créez des jetons, lancez un dé ou une pièce, mélangez votre bibliothèque, et déplacez n'importe quelle carte entre bibliothèque, main, champ de bataille, cimetière, exil et zone de commandement. L'annulation revient jusqu'à cinq étapes en arrière.
  6. Finir votre tour. Bot Alpha, Bot Beta et Bot Gamma jouent leur tour automatiquement, puis c'est de nouveau à vous, et vous piochez.
  7. Recommencer. Le bouton Restart redistribue la même liste, remélangée, pour comparer une ouverture avec la suivante.

Rien de ce que vous importez n'est enregistré : la liste n'existe que dans la partie elle-même, qui est supprimée après sept jours sans aucune action. Une liste collée peut compter jusqu'à 40 000 caractères et 500 lignes. Les membres peuvent aussi jouer un deck enregistré dans leur compte, détacher leur main et leur bibliothèque dans des fenêtres séparées, et streamer la table sur OBS en un clic.

Les trois bots : une routine sans rien à jouer

Bot Alpha, Bot Beta et Bot Gamma occupent les trois autres places, chacun à 40 points de vie, mais ils ne reçoivent aucune carte : le playtester solo distribue votre liste et aucune autre, si bien que les bots n'ont ni bibliothèque ni main, et seul votre côté de la table s'affiche à l'écran. Quand vous finissez votre tour, ils jouent le leur automatiquement, l'un après l'autre. Le tour de chaque bot est programmé pour :

  • Jouer un terrain de sa main, un non-base en priorité, et engager ses terrains pour du mana.
  • Lancer au plus deux sorts que ses terrains peuvent payer, par priorité : la rampe d'abord tant que la table est calme, la pioche, les sorts de destruction, qui montent à mesure que le score de salt moyen du champ de bataille grimpe, les destructions de masse une fois ce score élevé, puis les créatures selon leur force.
  • Attaquer avec toutes ses créatures dégagées qui n'ont pas le mal d'invocation, toutes vers l'adversaire qu'il juge le plus menaçant, surtout d'après le salt de son champ de bataille.
  • Finir son tour.

Faute de cartes, seule la dernière étape a lieu : le tour d'un bot passe sans terrain, sans sort et sans attaque. La table solo est un goldfish au sens strict : quatre places, et personne pour vous répondre. Pour des adversaires qui jouent vraiment, voyez le playtester Forge plus bas.

Ce qu'il faut observer pendant les premiers tours

Une partie de goldfish vaut par ce que vous notez. Jouez quatre ou cinq tours d'une main, recommencez, et suivez les mêmes points à chaque partie :

  • Le mana au tour trois. Un troisième terrain, ou une pierre de mana, est-il sur le champ de bataille à votre troisième tour ? Un deck qui reste souvent bloqué à deux manque de terrains ou de rampe bon marché.
  • Le commandant dans les temps. Pouvez-vous lancer votre commandant au tour que permet sa valeur de mana, avec les bonnes couleurs ? Pour un commandant à quatre manas, regardez votre quatrième tour.
  • Les mains gardables. Sur les mains de sept cartes qu'on vous distribue, combien en garderiez-vous, et combien de mulligans faut-il pour en trouver une ?
  • Les couleurs. Vos terrains produisent-ils les couleurs que votre main réclame, ou des sorts attendent-ils celle qui manque ?
  • Les cartes mortes. Quelles cartes restent en main des tours durant, dans l'attente d'un champ de bataille, d'une pièce de combo ou d'une couleur ?

Confrontez ensuite vos notes aux chiffres. L'Analyse calcule, pour la même liste, les probabilités exactes d'une main de départ gardable (deux à cinq terrains), d'un terrain ou moins, de six ou plus, et de poser vos terrains à temps aux tours 2, 3 et 4 — un calcul hypergéométrique, pas une simulation. Ces probabilités ne comptent que les terrains, ne supposent ni mulligan ni pioche supplémentaire et, comme le playtester, vous font jouer en premier, sans pioche au tour 1. La table montre ce qu'elles laissent de côté : si une main gardable fait vraiment quelque chose, et ce qu'apportent vos pierres de mana et vos sorts de rampe. Une douzaine de mains reste un petit échantillon — fiez-vous aux probabilités pour la fréquence, et à la table pour les sensations. L'Analyse accepte un lien Moxfield ou Archidekt public.

Les limites d'une table manuelle

Le playtester solo repose sur un petit moteur maison et c'est vous qui déplacez les cartes, comme sur une table de cuisine : il n'applique pas toutes les règles. C'est ce qui le rend rapide, mais certaines choses vous reviennent :

  • Il n'y a pas de pile. Une carte jouée va là où vous la posez, et rien n'attend de réponse. Un contresort, une capacité déclenchée ou un tour de passe-passe à vitesse éphémère se résout à la main, dans l'ordre que vous décidez.
  • Rien n'est vérifié. Le playtester ne vérifie pas que vous pouvez payer un sort, que vous n'avez joué qu'un terrain ce tour-ci, ni ce que vaut votre taxe de commandant. Le compte est à votre charge.
  • Le combat se fait de tête. Engagez vos attaquants et comptez les blessures vous-même. En goldfish, la question est la vitesse à laquelle le deck pourrait gagner, pas ce qu'un adversaire bloquerait.
  • Il n'y a pas de bouton de regard. Le regard se fait à la main. Sur ordinateur, choisissez View Top X… dans le menu de votre bibliothèque et envoyez au fond chaque carte dont vous ne voulez pas avec son bouton B ; Put on Top ferme la fenêtre et laisse les autres dans leur ordre, et l'option Move to Top of Library du clic droit sur une carte le modifie. Sur téléphone, touchez votre bibliothèque pour la voir, carte du dessus en premier, puis touchez deux fois une carte pour la déplacer.
  • Les mulligans sont gratuits. Chaque mulligan redonne sept nouvelles cartes. La règle sur table, le mulligan de Londres, vous fait ensuite mettre des cartes au fond de votre bibliothèque ; le playtester ne le fait pas, si bien qu'une main gardée après plusieurs mulligans est plus grande que ce qu'autoriserait une vraie table.

Rien de tout cela ne gêne ce pour quoi l'outil est fait : distribuer des mains et dérouler des tours. Pour des parties où les règles sont appliquées à votre place, il existe un second playtester.

Le playtester Forge : règles appliquées, réservé aux membres

Le second playtester de Lotus Vault repose sur Forge, un moteur de règles open source pour Magic, indépendant, développé par sa propre communauté et sans lien avec Lotus Vault. Forge connaît les cartes et applique la quasi-totalité des règles — la pile, les capacités déclenchées, les effets de remplacement, les actions basées sur un état, le combat — et vous installe à une table Commander de quatre joueurs face à trois bots. Ce sont les bots de Forge, un système distinct de Bot Alpha, Beta et Gamma, et ils jouent des decks préconstruits tirés au hasard : ils bloquent, ils répondent, et ils peuvent gagner si vous les laissez faire.

Ce n'est pas encore un outil public. L'accès est ouvert compte par compte, à des membres, tant que l'intégration est en cours de développement, et une partie demande un deck enregistré dans votre compte. Le moteur tourne sur le serveur de Lotus Vault, avec un nombre limité de tables ; quand toutes sont occupées, votre partie attend dans une file. Et Forge, aussi proche soit-il du vrai jeu, n'est pas parfait : certaines interactions sont manquantes ou mal implémentées. Les détails sont dans Comment fonctionne Lotus Vault.

Goldfish, table solo, Forge ou table virtuelle ?

Chaque façon de tester répond à une question différente ; la bonne dépend de ce que vous voulez apprendre.

Quatre façons de tester un deck Commander
MéthodeFace à quiCe qu'on y apprendCe qu'il faut
Goldfish à la main ou dans un simulateur de mainsPersonne : un adversaire qui ne fait rienSi le deck fonctionne, tout simplement : vitesse, courbe, manaUn deck papier sur une table, ou le mode playtest d'un site de decks
Playtester solo de Lotus VaultTrois places de bots qui jouent leur tour mais ne reçoivent aucune carteMains de départ, mulligans et premiers tours sur une table complète, chaque carte déplacée par vousUn navigateur : gratuit, sans compte, rien d'enregistré
Playtester Forge de Lotus VaultTrois bots Forge avec des decks préconstruits tirés au hasardComment le deck tient face à de vrais decks, règles appliquées, à quelques interactions prèsUn compte membre avec accès et un deck enregistré ; quand toutes les tables sont occupées, la partie attend dans une file
Une table virtuelle ou une partie par webcamD'autres joueurs, en directComment le deck joue dans une vraie partie multijoueurUn logiciel à part et trois autres personnes

Un ordre raisonnable : goldfishez jusqu'à ce que le deck démarre comme vous le voulez, vérifiez les probabilités dans l'Analyse, puis — si vous y avez accès — passez à Forge, ou à une table de vrais joueurs, pour voir ce qu'il fait quand quelqu'un vous répond.

Collez un lien Moxfield ou une liste et distribuez votre première main : sans compte, rien d'enregistré.

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Sources

Mis à jour le 26 septembre 2026